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Sarkoxymore

L'affaire Karachi en quelques dates : 8 mai 2002 : Une voiture piégée est lancée à Karachi, au Pakistan, sur un autobus de la Direction des constructions navales (DCN). L’attentat fait 14 morts, dont 11 Français. Ils travaillaient à la construction d’un sous-marin pakistanais. Le parquet de Paris ouvre une enquête. Les autorités pakistanaises évoquent la piste Al-Qaïda. 30 juin 2003 : Deux Pakistanais, membres de groupes islamistes interdits, sont condamnés à mort. Selon la police pakistanaise, ils ont reconnu leur participation à l’attentat du 8 mai 2002. 19 juin 2009 : Le juge chargé de l’enquête annonce aux parties civiles que l’enquête française s’oriente désormais vers la piste d’un contentieux franco-pakistanais. Il serait lié à l’arrêt, en 1995, d’un versement de commissions par la France en marge du contrat sur la vente de sous-marins et l’argent pourrait avoir servi à financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, en 1995. Cet arrêt des versements aurait visé à assécher les réseaux de financement occulte de l’ex-Premier ministre Edouard Balladur. A la suite de cette annonce, le président Nicolas Sarkozy - et qui était en 1995 porte-parole d’Edouard Balladur - parle de “fable”. 24 juin 2009 : L’ancien ministre de la Défense Charles Millon reconnaît avoir bloqué en 1995 à la demande du président Chirac “le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions”. 7 octobre 2009 : Une mission d’information est créée à l’Assemblée nationale. 16 décembre 2009 : Six familles de victimes de l’attentat portent plainte à Paris pour “corruption” contre le club politique créé en 1995 par Edouard Balladur. 17 décembre 2009 : Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes, accuse le président de la République, Nicolas Sarkozy, d’être “au coeur de la corruption” dans ce dossier. L’Elysée parle de “diffamation”. 4 février 2010 : Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire à la suite de la plainte des familles de victimes pour “corruption et entrave à la justice”. 26 avril 2010 : Le journal Libération affirme que deux intermédiaires, imposés par Edouard Balladur, ont perçu en janvier et juin 1995 des commissions occultes après la vente des sous-marins. Le quotidien ajoute qu’une somme de 10 millions de francs - soit 1,5 million d’euros - a été versée le 26 avril 1995 sur le compte bancaire à Paris de l’Association pour le financement de la campagne Balladur. Faux, répond Edouard Balladur qui conteste tout financement illégal de sa campagne. 18 juin 2010 : Le juge d’instruction Marc Trévidic affirme que le mobile de l’attentat est probablement lié à l’arrêt du versement de commissions et confirme l’existence de “rétrocommissions illicites”. 14 septembre 2010 : Le procureur Jean-Claude Marin juge qu’il y a prescription. Le parquet de Paris choisit donc de ne pas ouvrir d’information judiciaire pour corruption ou abus de biens sociaux. 7 octobre 2010 : Les familles de victimes attendent des “explications” du Conseil constitutionnel, sur la validation en 1995, des comptes de campagne d’Edouard Balladur. Les rapporteurs du Conseil avaient pourtant préconisé leur “rejet” en raison de “versements en espèces non justifiés”. Le même jours, le juge Renaud Van Ruymbeke décide d’enquêter sur les soupçons de rétrocommissions. Le parquet de Paris fait appel. 10 novembre 2010 : Plusieurs parties civiles vont porter plainte contre le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui refuse de communiquer à la justice des comptes rendus d’auditions parlementaires. 17 novembre 2010 : La conversation entre Charles Millon et le juge Van Ruymbeke est révélée. L’ancien ministre de la Défense, sous Jacques Chirac en 1995, a confirmé - deux jours plus tôt devant le juge - des faits de corruption. Il fait état de l’existence de rétrocommissions versées jusqu’en 1995. L’ex-ministre confie également c’est Jacques Chirac qui lui a demandé à mettre fin à ces versements. Le Conseil constitutionnel oppose le secret du délibéré à la justice qui réclame le contenu des échanges concernant les comptes de campagne d’Edouard Balladur.18 novembre 2010 : Les familles des victimes, parties civiles dans cette affaire, demandent une audition de Nicolas Sarkozy, Edouard Balladur, Jacques Chirac et Dominique de Villepin. 19 novembre 2010 : Des familles de victimes annoncent qu’elles portent plainte contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Ce dernier déclare qu’il est prêt à témoigner et fait état de très forts soupçons de rétrocommissions en 1995. 20 novembre 2010 : Nicolas Sarkozy s’exprime enfin sur l’affaire et dénonce “une polémique qui n’a pas lieu d’être”. Le chef de l’Etat promet aussi de produire des documents “en temps et en heure”. 21 novembre 2010 : Les familles de victimes réclament l’audition d’Alain Juppé, l’actuel ministre de la Défense était Premier ministre à l’époque de l’arrêt du versement des supposées rétrocommissions. Après des déclarations accusatrices, évoquant ses très forts soupçons de rétrocommissions, Dominique de Villepin tente de calmer le jeu : il ne voit “aucun lien” entre l’arrêt de leur versement et les attentats de Karachi. 22 novembre 2010 : Michel Mazens, l’un des témoin clé de l’affaire Karachi, confirme l’existence de rétrocommissions mais conteste un lien direct avec l’attentat. 24 novembre 2010 : Le Parti socialiste demande que la justice puisse travailler sans entrave dans l'affaire de l'attentat de Karachi et souhaite une relance de la mission d'information parlementaire pour auditionner plusieurs personnalités de la majorité. Affaire Karachi : le PS demande une enquête sans entraves
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